Psychothérapies: vers un remboursement ?
La santé psychique fait-elle partie intégrante de la santé ou est-elle un simple confort, réservé à ceux qui peuvent se l’offrir?
C’est la question qu’il faut se poser à propos du remboursement des psychothérapies. Les chiffres annoncées aujourd’hui dans les médias stipulent qu’environ 25 % de la population souffre de problèmes psychiques, mais que seuls 5% sont suivis pour cela. Une des cause en est très certainement le mode de remboursement actuel.

En effet, pour qu’une prise en charge psychothérapeutique soit remboursée, il faut qu’elle soit prescrite ou administrée par un médecin psychiatre. Seulement, ceux-ci sont souvent surchargés et les temps d’attentes sont parfois longs de plusieurs mois, ce qui décourage les personnes en souffrance.
Parallèlement, il existe des psychothérapeute, qui, non remboursés par les caisses maladies, ne peuvent atteindre que les personnes ayant des moyens financiers suffisants.
Deux problèmes sont également à relier à cette question: d’une part, la pénurie annoncée de psychiatres, alors que le nombre de patients potentiels ne cesse d’augmenter, et d’autre part, le vieillissement des psychothérapeutes, alors qu’il y a plétore d’étudiants et de psychologues diplomés ne trouvant pas de possibilités de se former à la thérapie.
L’association suisse des pschothérapeute souhaite que les psychothérapeutes puissent proposer des thérapies remboursées, et cela est indispensable, nous sommes d’accord.
Quand à la relève chez les psychothérapeutes, eh bien, nous n’attendons plus qu’une chose: que les thérapeutes ainsi que les institutions qui les engagent puissent (enfin) former des stagiaires et des assistants!
Vous oubliez de dire que les médecins qui pratiquent la psychothérapie
1° ont rarement le temps réel de la pratiquer d’une manière satisfaisante ; de plus et par exemple, certains répondent au téléphone durant de telles séances, ce qui n’est pas du tout approprié,
2° ne disposent pas les formations ad hoc pour pouvoir (savoir-être ET savoir faire) la pratiquer efficacement
3° du fait de leur double casquette de médecin et de psychothérapeute, s’adonnent à une concurrence déloyales par rapport aux psychothérapeutes :
a) remboursement des soins du fait de leur statut de médecin
b) moindre coût des séances du fait notamment de l’absence de TVA (21 % en Belgique)
Commentaire par Labrique — 6 février 2008 @ 3:30