Les lausannois doivent se prononcer tout prochainement sur l’ouverture de ce local d’injection et d’un bistrot social. Dans les médias, le problème est trop souvent abordé de manière dichotomique, du genre « Va-t-on résoudre le problème de la toxicomanie à Lausanne, ou commet-on une erreur en ouvrant un tel lieu ». Seulement, comme souvent dans la vie, le problème est plus complexe.
Personne ne prétend que ce local va résoudre définitivement le problème des toxicomanies. Personne ne prétend non plus que la simple présence d’un tel lieu va d’un seul coup permettre à tous les toxicomanes d’arrêter de consommer.
Seulement, ces personnes consomment actuellement dans des conditions d’hygiène déplorables, et bien souvent, restent isolées dans leurs problèmes. Un lieu dans lequel sera distribué du matériel propre, un lieu dans lequel des professionnels seront présents, pourrait représenter une première main tendue, un premier pas vers une prise en charge. Ce serait déjà leur dire qu’ils existent, et qu’on cherche à les aider, que si ils le veulent, ils peuvent être aidés pour tenter de s’en sortir.

Un local d’injection ne servira qu’à enfoncer les toxicomanes dans leurs problèmes sans leur donner aucun espoir de sortie. Les ex-toxicomanes le disent eux-mêmes: ils n’auraient jamais arrêté si l’Etat leur avait fourni un local pour se piquer. N’abandonnons pas ces gens, qui ont besoin d’être soignés plutôt que considérer comme des malades irrécupérables qu’il faut caser loin des regards des passants! Le local d’injection n’aaporte aucune solution, elle est le fruit de la politique du pire que mène la gauche à Lausanne.
Samuel David, libéral
Commentaire par Samuel David — 6 juillet 2007 @ 7:56
Tout d’abord bonjour, et bienvenue sur mon blog!
Les ex-toxicomanes ne sont tous du même avis, de plus, les statistiques montrent que parmi les personnes qui fréquentent ces locaux dans d’autres grandes villes, 6 à 7 % entamment une cure ou un suivi qu’ils n’avaient pas prévu de suivre au départ…
et signalons qu’à Zurich,le local d’injection n’était pas une spécialité de gauche, et a été soutenu par la droite…
Mais bon, ça ne sera pas pour cette fois et il faudra voir ce que la ville va faire dans ce domaine ces prochains mois/ années, car le problème n’est de loin pas réglé!
Sarah
Commentaire par sarahfrund — 8 juillet 2007 @ 5:57
Très regrettable que l’objet ait été rejeté. Ce que les opposants ont oublié c’est qu’un local d’injection c’est des seringues en moins dans la rue, des seringues en moins dans la rue c’est un abaissement considérable (que ce soit pour un toxicomane en manque de seringue et un passant pas très prudent)de risque de maladie tels que le SIDA ou l’HEPATITE et j’en passe.
Dommage. Les gens de la voirie et les passants continueront d’être exposé à ce risque…
Commentaire par Larry — 6 août 2007 @ 1:59