Indépendance de la presse ???

9 02 2009

Il y a quelques jours, nous apprenions que Laurent Busslinger, rédacteur en chef du cahier vaudois de 24heures, serait le nouveau conseiller personnel de Pascal Broulis.

Il y a bien longtemps qu’on ne se faisait plus d’illusions sur la ligne éditoriale d’Edipresse, qui joue la plupart du temps le jeu du Conseil d’Etat et des grands entrepreneurs du Canton. Il y a bien longtemps aussi qu’on ne s’illusionnait plus à propos d’une “neutralité” ou dune “indépendance” de la presse vaudoise face à ses sponsors et aux politiques qui les favorisent.

Mais tout de même, habituellement, l’intrication entre la droite bourgeoise et sa presse était au moins un tantinet voilée. Ainsi, on nous disait la bouche en coeur que non, que la presse relaie les faits, de manière objective, sans états d’âmes et sans opinions personnelles.

On ne peut donc que s’étonner une première fois à l’annonce de la nomination de Busslinger comme “bras droit” de Broulis, mais il y a pire.

En effet, lors de la conférence de presse du conseil d’Etat à l’occasion du résultat des votations, le même Busslinger était non seulement présent, mais en tant que journaliste, et, sans vergogne aucune, il questionne “son”  M.Broulis sur la réussite de sa politique et sur un éventuel deuxième paquet fiscal.

Personne n’a eu l’air de s’en étonner, mais il me semble que c’est un beau mélange des casquettes…

D’ailleurs, la grande salade continue aujourd’hui dans le 24heures, Busslinger loue la “sagesse” des Vaudois, et le “bon sens” qui leur a permis de ne pas céder à la tentation de “s’autopénaliser”. Il plaide ainsi complètement pour la politique de son Conseiller d’Etat préféré.

Un soutien tout à fait assumé dans le texte, mais sans préciser cependant son nouveau mandat, puisqu’à côté de sa photo, il est indiqué: “Journaliste”.

Mais que Monsieur Busslinger et son employeur se méfient, car, malgré tout, dimanche, plus de 30% de l’électorat (et aussi du lectorat)  n’ont pas suivi Broulis. C ‘est peut-être tout de même une “part de marché” significative… les faire passer pour des imbécile qui n’ont pas compris n’est peut-être pas une si bonne idée.





Maintient de la ligne 3?

10 12 2008

Voilà arrivé le nouveau réseau des transports publics lausannois, qui entrera en fonction le 14.12.

On nous avais promis que la ligne trois serait maintenue (après avoir d’abord proposé sa suppression pure et simple).

Elle est maintenue, que demande le peuple!

Et bien, si l’on se penche sur les horraire de cette ligne, on constate qu’il n’y en a plus que 4 par heures, y compris aux heures de pointe les jours ouvrables.

Les utilisateurs réguliers de cette ligne savent pourtant qu’actuellement:

1) les bus du matin descendant de Bellevaux (en particulier proche des heures de début des cours au collège des bergières, au gymnase de Beaulieu et aux écoles professionnelles du flon ainsi qu’à l’Université) sont pleins et il est parfois impossibles pour certaines personnes de monter, d’autant plus que certains usager commetent le crime d’avoir une poussette, ou  une valise, par exemple.

2) les bus du soir (dès 17h00 jusqu’à 1h30 en tous cas) sont pleins et l’on se bouscule pour monter dans le 3 à la gare.

Vous me direz: ils n’ont qu’à prendre le M2:  certes: pour la personne habitant bellevaux et qui se rend à la gare, au lieu d’y être en 15minutes en ne prenant qu’un bus, elle doit prendre le 8, puis changer à la riponne… c’est acceptable, à condition de n’avoir ni valise, ni poussette, ni difficulté à se mouvoir (le nombre de pas est supérieur).

Pour ceux et celles qui se rendent dans la région de chauderon ou qui souhaitent prendre le M1, il faudrait donc prendre le 8, puis le M2 pour 1 arrêt, puis le M1, ou parcourir à pied le trajet entre l’arrêt de bus de bel air et la station du M1 (même problème que ci dessus).

Ma seule question est la suivante: pourquoi supprimer des bus pleins? Sachant que le M2 ne parcourt pas le même trajet?

En tous cas, c’est décidé, je m’achète un vélo!





68 milliards !

18 11 2008

C’est 10 milliards de plus que le Budget de la Confédération en 2008.

C’est le double du Budget annuel de l’AVS

C’est aussi le financement total de l’assurance chômage durant 13 ans, ou la couverture de ses déficits durant 68 ans.

Ça représente entre 50 et 88 ans de financement d’une AVS flexible dès 62ans,

Il faudrait 1′499′118 années de travail à une vendeuse pour gagner cette somme, et Marcel Ospel devrait travailler 2615 ans pour y parvenir.

Cette somme permettrait aussi de subventioner les partis de droite comme elle le fait actuellement durant 34′000 années supplémentaires.

68 milliards, c’est surtout cher payé pour des papiers que personne d’autre ne veut acheter. Ils ne garantissent ni les postes des employés de l’UBS, ni les avoirs des petits épargnants, ni un quelconque droit de regard sur la gestion de la banque.

Ce qu’il y a de scandaleux dans ces 68 milliards, c’est surtout un Etat qui se libéralise durant 20 ans, et qui accourt pour payer les pots cassés lorsque le privé échoue. C’est un gouvernement qui en un seul mois, annonce 68 milliards pour soutenir le privé, qui refuse de renforcer l’AVS pour un milliard et demi, et qui diminue les prestations du deuxième pilier de plus de 20%.

C’est pour cela que nous exigeons que cet argent ne soit pas mis à disposition sans d’importantes contre-parties :

  • nationalisation des banques recapitalisées et création d’un service public des banques et du crédit sous contrôle des usagers, et pas seulement de l’Etat

  • Ouverture des livres de compte des banques

  • levée du secret bancaire

  • transparence dans le système salarial

  • pas de salaire supérieur à 500 000 francs

  • pas de bonus 2008

  • remboursement des bonus touchés ces dernières années.

  • interdiction des parachutes dorés et soutien à l’initiative «contre des rémunérations abusives»

C’est pourquoi nous sommes ici contre les milliards à l’UBS. Et c’est pourquoi nous irons soutenir l’AVS flexible le 30 novembre, et c’est pourquoi nous serons dans la rue pour lancer le référendum contre le démantèlement du deuxième pilier.

Sarah Frund et David Payot





De la facilité de trouver des milliards

31 10 2008

Le 30 novembre prochain, le peuple suisse est appelé à voter sur l’initiative pour une AVS flexible dès 62 ans pour tous et toutes. Le surcout engendré par cette mesure est estimé par les initiants, comme par l’administration fédérale à environ 800 millions de francs.

Les opposants à cette initiative soulignent ce chiffre et soutiennent l’impossibilité de financer une telle mesure.

Cependant, si l’on rapporte tout d’abord ce chiffre au budget de la confédération, on peut tirer quelques conclusions intéressantes: tout d’abord, les mesures d’économie proposées par les autorités fédérales ont non seulement visé l’équilibre budgétaire, mais ils parviennent pour 2008 à un excédent budgétaire de 1.2 milliard. Si l’on soustrait la part structurelle de 400 millions, nous arrivons… à 800′000 millions… comme c’est intéressant.

Si dans une autre perspective on rapporte les frais supplémentaires engendrés par l’acceptation de l’initiative à l’état financier de l’AVS elle-même, l’on peut tirer un autre constat, tout aussi intéressant: L’AVS a bouclé ses comptes 2006 avec un excédent de 2.7 milliards, et ceux de 2007 avec un excédent de 1,5 milliards, et ce malgré une perte de 1.9 milliards dans la crise des subprimes. Voici donc là encore une source de financement pour permettre à tous et à toutes une retraite bien méritée.

Enfin, la crise actuelle des marchés financiers ne fait que montrer les limites du libéralisme, même si pour l’instant, aucune instance politique n’a encore osé le dire. C’est un grand risque pour tout le système économique. Et c’est bien pour cela que l’Union Européenne et que les Etats-Unis, et enfin la Confédération ces derniers jours « recapitalisent » en masse leurs banque. On privatise quand tout va bien, et l’état paie quand tout va mal, sous peine de voir le château de cartes s’effondrer.

Ainsi pour sauver les meubles, les états paient les pots cassés, et les paient cher! Pour la confédération, ce ne sont pas moins de 6 milliards qui sont injectés directement dans l’UBS, auxquels s’ajoutent 68.2 milliards d’actifs « toxiques » qui seront rachetés par une société contrôlée par la BNS.

Nous avons ici bel et bien la preuve, qu’en matière de financement, la seule chose déterminante c’est la volonté politique. Si le système financier est en danger, on n’a aucune peine à « trouver » une quantité de milliards rapidement. Quand il s’agit d’assurer une retraite digne dès l’âge de 62 ans pour les personnes qui gagnent moins de 120′000 francs par an, et qui le plus souvent occupent des postes usant physiquement, on nous rétorque qu’une somme de moins d’un seul de ces milliard ne peut pas être débloquée.

A moins que le peuple n’en décide autrement le 30 novembre…





Des unis gratuites pour les riches…

24 04 2008

Bien que je pensais ne plus écrire ici, il y a des événements qui nous y obligent…

Comme cette proposition d’Econemie Suisse, d’offrir les taxes d’études du Master aux étudiants les plus doués tout en taxant ceux qui passent à la raclette.

Je ne comprend pas sur quelle planète ils vivent. Leur argument phare est que les étudiants seraient ainsi réellement motivés à “bien travailler”, afin d’obtenir des rabais sur leurs taxes. Ce qu’ils n’ont juste pas compris, c’est que la grande majorité des étudiants travaillent à coté de leurs études, et pas seulement pour investir en bourse ou dans l’immobilier, mais pour consacrer ces fonds à une tâche bien plus terre à terre: le remplissage du frigo et le paiement d’un loyer.

Pour tous ces étudiants là, le temps consacré aux études n’es pas extensible: il se case entre les cours et le boulot. Plus les étudiants sont “indépendants financièrement” c’est-à-dire plus ils doivent travailler et moins ils reçoivent d’aide, moins ils ont la possibilité de “choisir” de travailler mieux pour avoir de meilleurs résultats. Il est difficile d’atteindre l’excellence académique si l’on doit travailler à 40% ou plus. Ce sont donc ces mêmes étudiants qui sont loins d’être des fainéants qui seraient encore plus pénalisés…

Car c’est bien ce qu’ils essaient de nous faire croire: les étudiants sont des vacanciers, des fêtards, qui coutent et qui ne servent à rien. De plus la seule manière de les motiver, c’est l’argent (et bien sûr pas la qualité des enseignements, ou la possibilité de trouver des débouchés à la sortie…).

J’ai une proposition à tous ces gens: faites un stage d’un semestre dans la peau d’un étudiant moyen… et essayez :

- de vivre avec 1500 par mois tout compris

- de suivre 20 heures de cours (on est gentil on les met pas en médecine, on les mets en sciences sociales)

-de passer au moins 20 autres heures en moyenne pour les lectures, et autres préparations et apprentissages.

- de travailler 15 à 20 heures par semaine pour gagner les 1500 francs cités plus haut (là encore on leur fait gagner un minimum de 20.- de l’heure, même si ce n’est pas le cas de tous les étudiants)

- après avoir fait tout ça, tenter de maintenir un loisir et quelques liens sociaux, voire une vie de famille…

Vous me direz:

une semaine compte 168 heures

moins 8×7=56 pour dormir

moins 3×7=21 pour manger

moins les 20heures de cours

moins le temps de trajet 2×5x0.5=5 (là encore on est gentil on les fait habiter à 30minute de l’uni, ce qui n’est pas le cas de tout le monde…)

moins les heures de travail pour les cours 20heures

moins un jour de congé 14h. (presque toutes les autres catégories de la population en ont 2…)

moins les heures de travail (entre 15 et 20 donc)

Il reste quand même entre 12 à 17 heures pour : la vie sociale, les courses, la lessive, les démarches administratives et autres rendez-vous chez le médecin ou chez le dentiste (quoi qu’en fait… avec 1500.- par mois, c’est pas possible donc ça fait gagner du temps…)

Qu’ils essaie donc, et ils verront que ceux et celles qui réussissent péniblement à réussir leurs examens à la raclette ne sont pas toujours des flemmards… et beaucoups d’entre eux mériteraient des rabais, voire même des bourses d’études plus nombreuses et permettant réellement de vivre… (tiens c’est drôle, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça… c’est drôle comme on en reviens toujours au même problème).

Mais ils préfèrent nous proposer de rendre l’uni gratuites pour ceux et celles qui ont trop de temps et qui pourraient travailler plus, donc en gros pour ceux qui ont les moyens de ne pas travailler… ceux pour qui l’argent n’est peut-être pas si déterminant…





Ce sera pour la prochaine fois….

25 02 2008

Après un (trop) long silence, je me devais d’exprimer ma surprise suite aux résultats d’hier. Si en réalité on ne s’étonne pas tellement de l’attachement des bons citoyens Suisses au bruit de leurs avions de combat (il nous permet de voir-et d’entendre- ou disparaissent les fonds qui pourraient être dédiés soit à la formation, soit aux assurances sociales), on ne s’étonne pas non plus de l’acceptation de la réforme fiscale.

Ce qui est plus étonnant, en revanche, c’est le score minable que cette dernière a obtenu… Ainsi que le fait que dans les cantons romans ainsi qu’à Bâle-Ville, elle a été refusée.

Il existe donc des gens qui ont refusé de baisser les impôts des plus riches et de ceux qui y gagne plus…

Et si on s’acharnait ? il ne reste plus qu’un petit pourcent de la population à convaincre…





Psychothérapies: vers un remboursement ?

22 11 2007

La santé psychique fait-elle partie intégrante de la santé ou est-elle un simple confort, réservé à ceux qui peuvent se l’offrir?

C’est la question qu’il faut se poser à propos du remboursement des psychothérapies. Les chiffres annoncées aujourd’hui dans les médias stipulent qu’environ 25 % de la population souffre de problèmes psychiques, mais que seuls 5% sont suivis pour cela. Une des cause en est très certainement le mode de remboursement actuel.

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En effet, pour qu’une prise en charge psychothérapeutique soit remboursée, il faut qu’elle soit prescrite ou administrée par un médecin psychiatre. Seulement, ceux-ci sont souvent surchargés et les temps d’attentes sont parfois longs de plusieurs mois, ce qui décourage les personnes en souffrance.

Parallèlement, il existe des psychothérapeute, qui, non remboursés par les caisses maladies, ne peuvent atteindre que les personnes ayant des moyens financiers suffisants.

Deux problèmes sont également à relier à cette question: d’une part, la pénurie annoncée de psychiatres, alors que le nombre de patients potentiels ne cesse d’augmenter, et d’autre part, le vieillissement des psychothérapeutes, alors qu’il y a plétore d’étudiants et de psychologues diplomés ne trouvant pas de possibilités de se former à la thérapie.

L’association suisse des pschothérapeute souhaite que les psychothérapeutes puissent proposer des thérapies remboursées, et cela est indispensable, nous sommes d’accord.

Quand à la relève chez les psychothérapeutes, eh bien, nous n’attendons plus qu’une chose: que les thérapeutes ainsi que les institutions qui les engagent puissent (enfin) former des stagiaires et des assistants!





Cancer du col de l’utérus – enfin remboursé!

15 11 2007

Il est des progrès scientifiques qui révolutionne la vie des femmes. Ou tout du moins qui devrait le permettre. Et le vaccin contre le virus HPV ou papillomavirus en fait partie.

Ce virus est transmis par voie sexuelle et existe sous plusieurs formes. La plupart d’entre elles n’entrainent aucun symptômes, mais d’autres sont responsables de cancers du col de l’utérus. En Suisse on estime qu’environ 5000 présente chaque année des cellules pré-cancéreuses dues à ce virus, et on diagnostique un cancer du col de l’utérus chez environ 320 femmes chaque années. Enfin, on estime qu’environ une centaine en décède, malgré un programme national incluant des dépistages réguliers et malgré tous les traitements disponibles.

Le vacin permet efficacement d’éviter une contamination par ce virus, mais pour être efficace, il doit être administré avant que la femme ne soit entrée en contact avec ce virus, soit durant l’adolescence.

On ne peut que saluer l’annonce du remboursement de ce vaccin dès 2008!





J’ai déjà entendu cet argument quelque part

5 11 2007

Aujourd’hui, Werner Gartenmann un élu UDC appelle à la désobéissance civile (tiens, il sait ce que ça veut dire ???). A y regarder de plus près, il appelle les militaires à refuser de rendre leurs munitions, puisqu’une décision dans ce sens a été prise à Berne.

Soit. Mais ce qui fait bondir, ce n’est pas tant le fond, ça on s’y attendait… mais ce brave monsieur dit « Qu’il ne faut pas criminaliser toute une catégorie de personnes sous prétexte qu’un ou deux individus ont commis des délits… » Effectivement Monsieur, c’est exactement ce qu’on dit à propos des étrangers et que les gens de votre partis ne veulent pas comprendre… sauf quand il s’agit de bon citoyens suisses…





Les Verts dans le vent…

9 10 2007

Avez-vous déjà vu l’affiche des Verts vaudois pour les élections prochaines?

J’ai demandé à plusieurs personnes de quoi il s’agissait et j’ai obtenu une réponse unanime:

il s’agit d’une girouette!

Lorsque je l’ai dit à un vert au marché il n’a pas trouvé cela aussi drôle que moi, mais comme symbole politique….

Disons qu’au moins ils sont honnêtes avec leur électorat: ils suivent la direction du vent!